Un craquement à l’ouverture ou pendant la mastication intrigue souvent. Dans la grande majorité des cas, il vient de l’articulation de la mâchoire. Voici ce qu’il signifie, quand s’en inquiéter et comment le traiter.
Une mâchoire qui craque quand vous mangez vient le plus souvent de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM) : le petit disque qui amortit l’articulation glisse de façon anormale sur le condyle et produit un claquement. C’est fréquent et souvent bénin, surtout sans douleur. Un craquement douloureux, un blocage ou une limitation de l’ouverture justifient en revanche un bilan.
L’articulation de la mâchoire relie la mandibule au crâne, juste devant l’oreille. Entre les deux surfaces osseuses se trouve un disque articulaire qui sert d’amortisseur et guide le mouvement. Quand ce disque se déplace légèrement puis reprend brusquement sa place pendant l’ouverture ou la mastication, il produit un claquement, parfois audible, parfois seulement perçu.
Ce phénomène porte un nom : le déplacement discal réductible. Il est très répandu dans la population et ne signifie pas, à lui seul, qu’il existe une maladie grave.
Le plus souvent, non. Un craquement indolore et isolé peut accompagner toute une vie sans conséquence. Ce qui doit attirer l’attention, c’est l’apparition de signes associés.
Un craquement qui se transforme en accrochage, puis en blocage, mérite un bilan sans attendre : pris tôt, ces troubles répondent bien au traitement.
Le bilan maxillo-facial identifie précisément l’origine du craquement : position du disque, mobilité de l’articulation, tensions des muscles masticateurs. Le traitement associe thérapie manuelle, rééducation du mouvement d’ouverture et gestion du serrement, pour réduire les bruits et prévenir le blocage.
Un craquement isolé, sans douleur ni blocage, est très fréquent et le plus souvent bénin. Il traduit un léger déplacement du disque de l’articulation. Une surveillance suffit généralement. En revanche, s’il s’accompagne de douleur, d’un blocage ou d’une limitation de l’ouverture, un bilan est recommandé.
La chirurgie n’est envisagée que dans de rares cas résistants. La très grande majorité des craquements liés à l’articulation temporo-mandibulaire s’améliore avec une prise en charge conservatrice : kinésithérapie maxillo-faciale, gestion du serrement et des tensions musculaires.
Oui, certains craquements diminuent spontanément, notamment lorsqu’ils sont liés à un stress passager ou à une période de serrement. S’il persiste plusieurs semaines, devient douloureux ou s’accompagne d’accrochages, il vaut mieux consulter.
Un kinésithérapeute spécialisé en rééducation maxillo-faciale réalise un bilan de l’articulation et des muscles masticateurs. Selon les cas, il travaille en lien avec votre dentiste, votre médecin ou un spécialiste de l’ATM.
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